Le Conseil Objectivé

Les Français, le hantavirus et la guerre en Iran

Les Français et le hantavirus

Hantavirus : une inquiétude déjà présente mais contenue

Concernant le hantavirus, 54% des Français se disent inquiets, dont 17% très inquiets et 37% plutôt inquiets. A l’inverse, 46% ne sont pas inquiets, dont 36% pas vraiment inquiets et 10% pas du tout inquiets. A titre de comparaison, il s’agit d’un niveau d’inquiétude comparable à notre première mesure réalisée au début de l’épidémie de la Covid-19 (53% inquiets le 26 février 2020).

Le niveau d’inquiétude est plus élevé chez les 25-34 ans (65%, contre 50%-56% dans les autres tranches d’âge) et chez les femmes (61%, contre 47% des hommes).

Pour mieux gérer une éventuelle nouvelle épidémie, 55% des Français estiment que nous avons tiré les leçons de la crise Covid, mais 45% en doutent

55% des Français considèrent que nous avons appris de l’épidémie de Covid-19 pour mieux gérer une éventuelle nouvelle épidémie, dont 10% tout à fait et 45% plutôt. A l’inverse, 45% pensent le contraire, dont 28% pas vraiment et 17% pas du tout. Les électeurs d’Ensemble partagent massivement cette opinion (80% oui), suivis, à une majorité plus courte, par les électeurs de droite (56%) et du NFP (56%). Les électeurs du RN se montrent quant à eux plus sceptiques (60% non).

Près de 6 Français sur 10 satisfaits du niveau de précautions prises par le gouvernement

Le gouvernement et les autorités ont pris certaines mesures ces derniers jours pour isoler les personnes infectées ou cas contacts et tenter de limiter la propagation du virus. A l’égard de ces mesures, 58% des Français jugent que le gouvernement a pris juste ce qu’il faut de précautions, 37% pas assez de précautions et 5% trop de précautions. Les électeurs de droite (74%), d’Ensemble (70%) et du NFP (66%) estiment majoritairement que le gouvernement a pris le bon niveau de précaution, tandis que les électeurs du RN sont une courte majorité à estimer qu’il n’en a pas fait assez (51%).

Pour limiter la propagation du hantavirus, confiance dans les professionnels de santé mais défiance à l’égard des politiques

Pour limiter la propagation du hantavirus, 83% des Français font confiance aux médecins, 81% aux hôpitaux, 80% aux chercheurs et 63% à l’OMS. A contrario, une minorité de Français fait confiance à l’Union européenne (42%) et au gouvernement (36%).

Les professionnels de santé et scientifiques bénéficient d’une confiance majoritaire dans toutes les catégories de population et électorats, à l’exception de l’OMS auprès des électeurs du RN (52% pas confiance, 47% confiance). Les responsables et institutions politiques clivent davantage, les électeurs d’Ensemble leur font majoritairement confiance (71% gouvernement, 70% UE) tandis que les électeurs du NFP (35%, 44%) et surtout les électeurs du RN (16%, 19%) sont nettement plus défiants.

Allons-nous revivre une crise comparable au Covid ? Des Français partagés à date

51% des Français ont le sentiment que le hantavirus pourrait nous faire revivre une crise sanitaire comparable à la Covid-19 (nombre de décès, mesures de restriction comme un confinement, impact sur l’économie du pays), dont 13% certainement et 38% probablement. A l’inverse, 49% n’ont pas ce sentiment, dont 9% certainement pas et 40% probablement pas. Les électeurs du RN (64%) et les 25-34 ans (62%) s’attendent davantage à revivre la période covid tandis que les autres électorats et catégories de population sont très divisés.

Les Français et la guerre en Iran

Guerre au Moyen-Orient : l’inquiétude reste très élevée malgré une légère baisse

Plus d’un mois après l’offensive militaire des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran et ses dirigeants, 83% (-4 points en 2 semaines) des Français se disent inquiets de la situation, dont 30% (-3) très inquiets. Ce sentiment demeure largement majoritaire dans toutes les catégories de population.

L’opinion anticipe désormais un conflit de plusieurs mois voire années

61% des Français considèrent que ce conflit va durer plusieurs mois voire années, 36% qu’il va durer encore quelques semaines et 3% qu’il va se terminer très bientôt dans les prochains jours. Par rapport au 11 mars, soit deux semaines après le début de la guerre, l’opinion a basculé de l’hypothèse d’un conflit de quelques semaines (-20 points) à plusieurs mois voire années (+22 pts). L’anticipation d’une guerre longue est majoritaire dans toutes les catégories de population, elle est particulièrement prégnante chez les jeunes (72% des 18-34 ans contre 57% des 35 ans et plus).

6 Français sur 10 s’attendent à une pénurie d’essence

Dans les prochains mois, 61% (stable en 2 semaines) des Français s’attendent à une pénurie d’essence, 59% (-1) à une pénurie de certaines matières premières comme le plastique, l’aluminium et l’acier, 47% (-3) à une pénurie d’engrais pour l’agriculture et 35% (stable) à une pénurie de certains produits technologiques comme les smartphones.

45% des Français déclarent que la hausse du prix des carburants a un impact important sur le budget

Par rapport au début de la guerre au Moyen-Orient, le prix de l’essence a augmenté en France. 45% des Français déclarent que cette hausse a un impact important sur le budget (stable en 2 semaines), 40% (-1) un impact limité et 14% (+1) aucun impact.

La hausse des prix des carburants pèse plus lourdement sur le budget des habitants des moyennes agglomérations (56%) ainsi que des petites agglomérations et communes rurales (49%, contre 39% dans les grandes agglomérations), et également des catégories populaires (54%, contre 43% des cadres) et des 25-49 ans (52%, contre 35% des 65 ans et plus).

Pour plus de 6 Français sur 10, les projets de vacances sont déjà modifiés

Face à la hausse des prix des carburants, 48% des Français prévoient de modifier leurs plans pour leurs vacances des prochains mois : choisir une destination plus proche ou rester en France (21%), limiter ou renoncer à prendre la voiture (20%), réduire leur budget activités sur place (16%), limiter ou renoncer à prendre l’avion (10%), raccourcir la durée de leurs vacances (10%), reporter leurs vacances à une date hors saison pour profiter de tarifs moins élevés (9%). Au-delà de ces 48%, 14% des Français déclarent avoir l’intention de renoncer complètement à partir en vacances. A contrario, 37% des Français ne prévoient pas de changement. Si ces adaptations ou renoncements n’épargnent aucune catégorie de la population, les Français qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois (73% modifié ou renoncé) et les résidents des moyennes/petites agglomérations et des communes rurales (66%) sont les plus affectés.

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Crédits image : leo2014 / Pixabay