Une pression de plus en plus forte sur le pouvoir d’achat : 81% déclarent se serrer la ceinture (+4 en 4 mois)
81% des Français déclarent se « serrer la ceinture » actuellement (+4 points depuis janvier 2026), dont 26% (+5 points) « beaucoup » et 55% « un peu ». À l’inverse, 19% (-4 points) ne se serrent pas la ceinture.
Les catégories populaires sont les plus touchées : 88% déclarent se serrer la ceinture (dont 36% « beaucoup »), contre 68% des cadres (dont 20% « beaucoup »).
Par niveau de vie (revenus, corrigés par la composition du foyer), 87% des ménages des deux premiers quartiles se serrent la ceinture, contre 66% dans le quartile supérieur (2 000 €/mois et plus).
Les électeurs d’Ensemble sont les moins nombreux à déclarer se serrer la ceinture (62%), contre 79% de ceux du NFP, 80% du RN et 81% de LR.
3 Français sur 10 régulièrement à découvert, en hausse de 3 points. En moyenne, le 16 du mois.
29% des Français affirment avoir été plusieurs fois à découvert au cours des 12 derniers mois (+3 points depuis janvier 2026), dont 14% tous les mois ou presque et 15% à plusieurs reprises mais pas tous les mois. 9% ont été à découvert une seule fois, et 60% jamais.
Pour ceux régulièrement à découvert, le découvert survient en moyenne le 16 du mois (un jour plus tôt qu’en janvier 2026).
Les 35-49 ans sont les plus exposés aux découverts répétés (43%), devant les 25-34 ans (35%), deux tranches d’âge qui concentrent notamment les ménages avec enfants à charge. Les 65 ans et plus sont les moins touchés (15%).
39% des catégories populaires se retrouvent régulièrement à découvert, contre 24% des cadres.
Les électeurs du NFP (32%) et du RN (29%) sont les plus exposés aux découverts répétés. Les électeurs d’Ensemble (21%) et de LR (15%) sont les moins concernés.
Reste à vivre : après les dépenses contraintes, les Français estiment disposer de 554 € en moyenne pour leurs dépenses du quotidien
Une fois leurs dépenses contraintes réglées (loyer, énergie, carburant, assurances, frais scolaires, etc.), les Français déclarent disposer en moyenne de 554 € pour couvrir le reste de leurs dépenses du mois. 24% déclarent avoir moins de 250 €, 12% entre 250 et 499 €, 13% entre 500 et 999 €, et 11% 1 000 € ou plus. 40% ne savent pas estimer ce montant.
Les cadres déclarent disposer en moyenne de 1 012 € de reste à vivre, contre 655 € pour les professions intermédiaires et 377 € pour les catégories populaires.
Par niveau de vie, le reste à vivre s’échelonne de 265 € dans le premier quartile à 936 € dans le quatrième.
Les électeurs d’Ensemble déclarent le reste à vivre le plus élevé (963 €), ceux du RN (419 €) le plus bas.
Combien manque-t-il pour vivre convenablement ? 506 € par mois en moyenne
67% des Français estiment qu’il leur manque de l’argent chaque mois pour vivre correctement : 15% manquent moins de 250 €, 17% entre 250 et 499 €, 22% entre 500 et 999 €, et 13% 1 000 € ou plus. Le montant moyen manquant s’élève à 506 €.
À l’inverse, 33% déclarent ne pas avoir besoin de plus pour vivre correctement.
Les cadres sont les plus nombreux à se déclarer satisfaits de leur niveau de vie (46% estiment ne pas avoir besoin de plus), contre 24% des catégories populaires.
La proportion à estimer ne pas avoir besoin de plus croît avec le niveau de vie, de 19% dans le deuxième quartile à 50% dans le quartile supérieur.
Les électeurs d’Ensemble (54%) et de LR (44%) sont les plus nombreux à estimer n’avoir pas besoin de plus, contre 27% des électeurs du RN.
Pour l’alimentation, les Français estiment leur dépense moyenne à 431 € par mois
Les Français estiment consacrer en moyenne 431 € par mois à leurs dépenses alimentaires (courses, marché, épicerie, etc.). 9% dépensent moins de 200 €, 26% entre 200 et 399 €, 25% entre 400 et 599 €, et 20% 600 € ou plus. 20% ne savent pas estimer ce montant.
La guerre en Iran a fait augmenter les dépenses mensuelles d’un Français sur 2 environ (127 € en moyenne)
Depuis le début du conflit en Iran et au Moyen-Orient, 48% des Français estiment que leurs dépenses mensuelles ont augmenté (18% de moins de 100 €, 19% de 100 à 199 €, 11% de 200 € ou plus), pour un montant supplémentaire moyen de 127 €. À l’inverse, 23% déclarent que leurs dépenses n’ont pas particulièrement augmenté à cause du conflit. 29% ne se prononcent pas.
L’impact de la hausse est cette fois ressentie par toutes les catégories de niveaux de vie, dans des propositions comparables en valeur.
Parmi les utilisateurs de voiture thermique ou hybride, 53% déclarent une augmentation de leurs dépenses liées au conflit (contre 48% en moyenne).
Quelle stratégie pour faire face à la hausse des prix ? Rayon anti-gaspi pour 7 Français sur 10, revente entre particuliers et application de cashback/bons de réduction pour près 1 Français sur 2
69% des Français déclarent déjà acheter des produits proches de leur date limite de consommation dans les rayons anti-gaspi. 48% revendent des objets dont ils n’ont plus besoin (Vinted, Leboncoin, vide-greniers…) pour compléter leur budget. 44% utilisent des applications de bons de réduction ou de cashback. 41% achètent en gros ou en lot pour faire des économies d’échelle. 32% cultivent un potager ou pratiquent l’autoconsommation. 17% font appel à leur famille ou entourage pour de l’entraide. 8% participent à un groupement d’achat, une AMAP ou une coopérative. 7% recourent à des associations de solidarité ou d’aide alimentaire.
La revente d’objets et le recours aux applications de cashback sont plus pratiqués par les moins de 50 ans (57% et 51%) que par les plus de 50 ans (38% et 36%).
Sur l’ensemble des comportements testés, les résultats sont relativement homogènes entre catégories socioprofessionnelles (par exemple, anti-gaspi : 70% chez les cadres, 72% chez les catégories populaires).
Les ménages contraints font davantage appel à leur famille ou entourage pour de l’entraide (25%, contre 10% des ménages à l’aise), fréquentent plus souvent les rayons anti-gaspi (77% contre 63%) et revendent plus d’objets dont ils n’ont plus besoin (53% contre 43%). Le recours aux associations de solidarité ou d’aide alimentaire atteint 10% parmi les ménages les plus contraints.
Quels changements de comportement pour les courses alimentaires ? En priorité, se tourner vers les promotions et les marques distributeurs, supprimer certains aliments chers
81% des Français déclarent avoir modifié au moins un comportement lors de leurs courses alimentaires ces derniers mois, un niveau stable par rapport à janvier 2026. L’achat de produits en promotion reste le premier réflexe (54%, +3 points depuis janvier 2026), suivi de la suppression de certains produits (40%, +2 points) et de l’achat de marques distributeur (38%, stable). L’achat de produits moins chers qu’avant est le comportement qui progresse le plus (+5 points, à 33%). 19% n’ont pas particulièrement changé leurs habitudes.
Les catégories populaires modifient davantage leurs comportements : 86% ont adopté au moins un changement (contre 69% des cadres), avec un recours plus fréquent aux promotions (57% vs 42%), à la suppression de certains produits (45% vs 34%) et aux produits moins chers (42% vs 26%).
L’impact de la situation financière est très marqué : 94% des ménages contraints ont modifié au moins un comportement, dont 62% se sont tournés vers les promotions et 57% ont supprimé certains produits, contre 69% des ménages sans contrainte.
Les électeurs d’Ensemble sont les moins nombreux à avoir changé leurs habitudes (61%), avec un recours limité aux promotions (48%) et aux marques distributeur (29%). À l’inverse, les électeurs du RN sont ceux qui ont dû le plus s’adapter (87%, dont 55% sur les promotions et 46% sur la suppression de produits), devant LR (80%) et le NFP (77%).
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Crédits image : La Finance Argent Billets – Pixabay