A 8 mois du scrutin, 1 Français sur 3 déclare être très intéressé par la campagne de l’élection présidentielle
71% des Français déclarent être intéressés par la campagne de l’élection présidentielle, dont 32% très intéressés et 39% plutôt intéressés. A l’inverse, 29% déclarent ne pas être intéressés, dont 21% pas vraiment et 8% pas du tout.
L’intérêt pour la campagne est légèrement supérieur à celui mesuré au même stade de la précédente élection présidentielle (68% intéressés dont 31% très intéressés le 21 septembre 2021).
Si les cadres (42% très intéressés) se montrent légèrement plus enthousiastes que les employés/ouvriers (29%), l’intérêt pour la campagne de l’élection présidentielle est majoritaire dans toutes les catégories de populations, sans distinction d’âge (67 à 76% intéressés dans toutes les tranches d’âge, dont 29 à 37% très intéressés).
Politiquement, les sympathisants LR (58% très intéressés), LFI (50%) et RN (46%) se montrent légèrement plus enthousiastes que les sympathisants PS (29%).
A noter que la moitié (51%) des abstentionnistes aux dernières élections législatives déclarent être intéressés par la campagne de l’élection présidentielle.
Présidentielle 2027 : Marine Le Pen serait nettement en tête au 1er tour, Edouard Philippe serait le mieux placé pour la 2ème place devant Jean-Luc Mélenchon en léger recul et Raphaël Glucksmann en progression
A 8 mois du scrutin, Marine Le Pen serait très largement en tête des intentions de vote au 1er tour : entre 34% et 35,5% (selon les configurations testées) des inscrits ayant l’intention de se rendre aux urnes voteraient pour la candidate du Rassemblement National. Elle ferait quasiment le plein auprès des électeurs du Rassemblement National au premier tour des élections législatives 2024 (8 sur 10), et capterait 1 électeur LR sur 5.
Raphaël Glucksmann enregistre une dynamique positive après l’annonce de sa candidature pour la primaire socialiste : il serait crédité de 11,5 à 14% des intentions de vote, en progression de 1 point dans une configuration face à E. Philippe, et de 3 points dans une configuration face à G. Attal. Il resterait distancé en 4ème position dans une configuration face à E. Philippe, mais ferait jeu égal avec JL. Mélenchon pour la seconde place face à G. Attal. Il s’appuierait sur 1 électeur sur 4 du NFP, et capterait 15% à 25% (dans une configuration face à G. Attal) des électeurs du camp présidentiel.
Le président de Place Publique ferait nettement mieux que François Hollande, crédité de 7,5% à 8% des intentions de vote (stable) et Olivier Faure à 3,5%.
A gauche, Marine Tondelier serait créditée de 3% à 4% des intentions de vote ; François Ruffin ferait mieux à 6%.
Edouard Philippe se stabilise à la seconde place. Il serait crédité de 17% à 20,5% des intentions de vote, et devancerait JL. Mélenchon de 3 points (dans une configuration avec R. Glucksmann) à 5,5 points (dans une configuration avec F. Hollande). Il réaliserait un meilleur score que G. Attal dans des configuration comparables (17% contre 12%), et le devancerait nettement si les deux maintenaient leurs candidatures (14,5% contre 6,5%). Le maire du Havre bénéficierait d’un solide report de voix des électeurs Ensemble (58% à 68%), et récupérerait la majorité relative des électeurs LR (25% à 34%).
Gabriel Attal marque le pas après sa forte progression de juillet : il serait crédité de 12 à 12,5% des intentions de vote, en recul de 1,5 points et devancé par JL. Mélenchon et R. Glucksmann dans toutes les configurations. Il s’appuierait sur une majorité relative fragile des électeurs Ensemble (42% à 44%), sans parvenir à mobiliser au-delà de son socle électoral.
La bonne dynamique enregistrée par Jean-Luc Mélenchon en juillet dernier s’estompe : il serait crédité de 14 à 14,5% des intentions de vote, en recul de 2 points dans une configuration face à R. Glucksmann et E. Philippe. Il serait devancé de 3 à 5,5 points par E. Philippe, mais serait en mesure de se qualifier pour le second tour si G. Attal maintenait sa candidature. Le candidat insoumis s’appuierait sur une majorité relative des électeurs NFP (4 à 5 sur 10), sans réserve de voix dans les autres électorats.
Le candidat LR Bruno Retailleau enregistre un léger recul (-1,5). Il serait crédité de 6% à 7% des intentions de vote dans une configuration avec E. Philippe (il ne récupérerait que 21 à 26% des électeurs LR), et de 9% à 9,5% dans une configuration avec G. Attal (il récupérerait alors 38 à 40% des électeurs LR et capterait 15 à 16% de l’électorat Ensemble).
Selon les configurations, Éric Zemmour serait crédité de 4% à 4,5% des intentions de vote, Fabien Roussel de 3% à 4,5%, David Lisnard de 3% à 3,5%, Nicolas Dupont-Aignan de 2% à 3%, Dominique de Villepin de 2% à 2,5%, Nathalie Arthaud de 1,5% à 2%.
Au 2nd tour, Marine Le Pen serait favorite dans toutes les hypothèses
Si le 2nd tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, Marine Le Pen l’emporterait nettement face à Jean-Luc Mélenchon (69,5 vs 30,5%).
Elle s’imposerait également avec une avance confortable face à Raphaël Glucksmann (57 vs 43%) et Gabriel Attal (57 vs 43%).
La candidate du Rassemblement National s’imposerait d’une courte tête face à Edouard Philippe (52,5 vs 47,5%).
En cas de duel JL. Mélenchon / M. Le Pen, les électeurs de premier tour du PS (1 sur 2) et du centre (6 sur 10) s’abstiendraient massivement. JL. Mélenchon ne récupérerait qu’1 électeur sur 3 du PS et 1 sur 10 du centre. M. Le Pen capterait 1 à 2 électeurs sur 10 du PS, 3 sur 10 du centre et 6 sur 10 de B. Retailleau.
En cas de duel R. Glucksmann / M. Le Pen, le candidat PS aurait un report de voix partiel des électeurs de JL. Mélenchon (1 sur 2, le complément s’abstiendrait), mais récupérerait 6 électeurs sur 10 du centre et capterait quelques électeurs de B. Retailleau (1 à 2 sur 10). M. Le Pen récupérerait 2 électeurs sur 10 du centre et 6 sur 10 de B. Retailleau.
En cas de duel E. Philippe / M. Le Pen ou G. Attal / M. Le Pen, le candidat du camp présidentiel bénéficierait de bons reports de voix à gauche (7 sur 10 de R. Glucksmann, 1 sur 3 de JL. Mélenchon). Les électeurs de B. Retailleau seraient partagés : face à G. Attal la moitié voterait M. Le Pen (1 sur 3 voterait G. Attal et 1 sur 5 s’abstiendrait), face à E. Philippe une courte majorité voterait pour le maire du Havre (1 sur 3 voterait M. Le Pen et 1 sur 10 s’abstiendrait).
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Crédits image : manhhai – Flickr.com
