Baisse des taxes ou aides ciblées ? 7 Français sur 10 demandent une baisse des taxes même si cela aggrave le déficit ou demande des économies ailleurs
70% des Français préfèrent la baisse des taxes sur les carburants pour tous, même si cela creuse le déficit ou oblige à faire des économies ailleurs. À l’inverse, 30% souhaitent maintenir les taxes et aider uniquement les personnes qui en ont le plus besoin, même si le prix reste élevé pour les autres.
Les électeurs d’Ensemble sont les seuls à privilégier le maintien des taxes et les aides ciblées (60%), tandis que la baisse générale des taxes est préférée par les électeurs du NFP (65%), et surtout par ceux de LR (75%) et du RN (78%).
La baisse générale des taxes est majoritaire quelle que soit la situation financière, même si elle plus large auprès des ménages plus modestes : 64% auprès des ménages qui bouclent leurs fins de mois sans se restreindre, 76% auprès de ceux qui doivent se restreindre.
Elle est également préférée par 73% des automobilistes utilisant une voiture thermique ou hybride.
Annonces gouvernementales : 70% les jugent insuffisantes
70% des Français jugent insuffisantes les nouvelles mesures d’aides au carburant et estiment qu’il faudrait les renforcer ou les élargir à d’autres cibles. 29% considèrent au contraire qu’elles sont suffisantes, ciblées sur les publics qui en ont le plus besoin et que la situation des finances publiques ne permet pas d’en faire davantage.
Les électeurs du RN (78%), du NFP (71%) et de LR (60%) jugent majoritairement ces aides insuffisantes. Auprès des électeurs d’Ensemble, une courte majorité (53%) les considèrent suffisantes.
Le sentiment qu’elles sont insuffisantes est majoritaire quelle que soit la situation financière, même si il est plus large auprès des ménages plus modestes : 62% auprès des ménages qui bouclent leurs fins de mois sans se restreindre et 80% auprès de ceux qui doivent se restreindre.
Il atteint 73% parmi les automobilistes utilisant une voiture thermique ou hybride. A noter qu’il est Il est un peu moins élevé dans les grandes agglomérations (64%).
Près de 8 Français sur 10 anticipent une poursuite de la hausse des prix du carburant
77% des Français pensent que les prix du carburant vont encore augmenter dans les prochaines semaines (19 points de plus qu’en avril dernier au début de la nouvelle hausse des prix). 18% anticipent une stabilité des prix au niveau actuel et 5% leur diminution.
Cette anticipation d’une nouvelle hausse est partagée par 79% des automobilistes utilisant une voiture thermique ou hybride.
Elle est également majoritaire quelle que soit la situation financière, mais plus largement exprimée par les ménages qui bouclent leurs fins de mois en se restreignant (84%) que par ceux qui ne se restreignent pas (72%).
Quel seuil psychologique pour le prix du carburant ? Au maximum, 1,95 €/L en moyenne (en hausse de 11 centimes en deux semaines)
Les Français situent à 1,95 €/L en moyenne (+11 centimes en deux semaines) le seuil à partir duquel le carburant devient trop cher et son prix n’est plus acceptable.
32% situent ce seuil à 2 €/L, 38% en-dessous et 19% au-dessus. 11% ne se prononcent pas.
Les ménages qui bouclent leurs fins de mois sans se restreindre fixent ce seuil à 1,99 €/L en moyenne, contre 1,91 €/L parmi ceux qui doivent se restreindre.
La hausse des prix du carburant pousse près de 8 Français sur 10 à des renoncements : shopping, sorties et vacances sont les premiers sacrifices
77% des Français ont renoncé à au moins une dépense ces derniers mois pour des raisons financières
Le shopping (47%), les sorties au cinéma, au restaurant ou au bar (45%) et les vacances ou week-ends (44%) sont les renoncements les plus cités. Viennent ensuite l’achat de certains produits alimentaires (36%) et l’utilisation de la voiture (35%).
Les ménages qui bouclent leurs fins de mois en se restreignant sont 95% à avoir renoncé à au moins une dépense, contre 62% de ceux qui ne se restreignent pas. L’écart se retrouve sur l’ensemble des champs de consommation : les renoncements les plus fréquents concernent 47% à 64% des ménages contraints, contre 19% à 33% des ménages qui ne se restreignent pas.
A noter que si toutes les tranches d’âge sont concernées par ces renoncements, ils sont nettement plus importants auprès des plus jeunes : 90% des 18-24 ans ont renoncé à au moins une dépense, 79% des 25-34 ans, 82% des 35-49 ans, 73% des 50-64 ans, et 72% des 65 ans et plus.
Que feraient les Français avec un pouvoir d’achat moins contraint ? Avant tout, mettre de côté et moins se restreindre en faisant les courses
Si leur foyer disposait de 500 euros supplémentaires par mois, 44% des Français mettraient cet argent de côté et 42% déclarent qu’ils se restreindraient moins lorsqu’ils font les courses. 28% citent également le fait de moins se restreindre dans les sorties, les loisirs ou les vacances, et 26% le financement d’un projet ou de travaux.
Les ménages qui bouclent leurs fins de mois sans se restreindre citent d’abord la mise de côté de cet argent (52%). Parmi ceux qui doivent se restreindre, la première utilisation serait de moins se restreindre lors des courses (50%), devant le fait d’éviter d’être à découvert ou de rembourser des dettes (43%).
Le sentiment de déclassement progresse : 1 Français sur 2 considèrent que leurs parents vivaient mieux qu’eux, en hausse de 10 points sur les 5 dernières années
52% des Français estiment que, lorsqu’ils avaient leur âge, leurs parents vivaient mieux qu’eux (+10 points en cinq ans). 26% considèrent qu’ils ne vivaient ni mieux ni moins bien, tandis que 20% estiment qu’ils vivaient moins bien. 2% ne se prononcent pas.
Le sentiment que les parents vivaient mieux est majoritaire auprès des ménages qui bouclent leurs fins de mois en se restreignant (65%). Les ménages qui ne se restreignent pas sont plus partagés : 41% estiment que leurs parents vivaient mieux, 29% ni mieux ni moins bien et 27% moins bien.
Les électeurs du RN (61%) sont majoritairement convaincus que leurs parents vivaient mieux qu’eux. Les électeurs LR (51%) et du NFP (49%) sont plus partagés, tandis que ceux d’Ensemble sont les moins nombreux à partager ce sentiment (39%) et citent davantage une situation comparable entre les générations (31%).
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Crédits image : Engin Akyurt, @Pexels

