La rentrée de l’exécutif

100 jours après sa prise de fonction, un Français sur deux estiment qu’il est trop tôt pour se prononcer sur l’action d’Emmanuel Macron, mais 36% la jugent décevante.

Entré en fonction le 14 mai 2017, Emmanuel Macron voit son action jugée décevante par 36% des Français, 100 jours après sa prise de fonction. Cependant, 50% estiment qu’il est encore trop tôt pour se prononcer. A date, seuls 14% jugent son action satisfaisante.

La qualification de son action est relativement homogène entre les différentes catégories sociodémographiques, même si les cadres se montrent plus positifs : 24% la jugent satisfaisante, 30% décevante et 46% estiment qu’il est trop tôt.

La lecture politique est beaucoup plus contrastée :

Plus de 50% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen jugent son action décevante (51% et 54%),

– Alors que les électeurs de Benoît Hamon et de François Fillon estiment majoritairement qu’il est trop tôt pour se prononcer (57% et 53%), un tiers expriment déjà de la déception (30% et 32%).

– Enfin, si les électeurs d’Emmanuel Macron déclarent eux aussi en majorité qu’il est trop tôt pour se prononcer (57%), 36% expriment de la satisfaction et seulement 6% de la déception.

 Les traits d’image d’ Emmanuel Macron se dégradent par rapport au mois dernier

Invités à se prononcer sur chacun des dix qualificatifs proposés, les Français dépeignent le portrait d’un Président avant tout  dynamique (73%) mais autoritaire (71%). Aussi, la volonté de vraiment changer les choses lui est attribuée par six Français sur dix (60%).

S’il est également perçu comme sympathique par une majorité (57%), il n’en inquiète pas moins (57%).

Les Français sont plus partagés sur sa capacité à réformer le pays (54%) et le respect de ses engagements (49%). Il obtient un score de 50% sur l’honnêteté.

Enfin, sa capacité à rassembler les Français est mise en doute par 56%, alors que son manque de proximité aux Français est clairement pointée du doigt (68% affirment que le qualificatif « comprend les gens comme vous » ne correspond pas à Emmanuel Macron).

Par rapport à la mesure réalisée les 11 et 12 juillet 2017, Emmanuel Macron voit son dynamisme, sa volonté de vraiment changer les choses, sa sympathie, sa capacité à réformer le pays et à rassembler les Français subir des baisses notables aux yeux des Français. Alors qu’il sortait d’une séquence internationale intense et relativement favorable à son image après l’enquête réalisée les 11 et 12 juillet, la seconde partie du mois de juillet et le mois d’août marquent un effritement de son capital d’image et constitue une séquence négative pour sa popularité et sa cote de confiance*.

Son image reste excellente auprès de son électorat de 1er tour (69% à 94% selon l’item, et 28% pour l’item « vous inquiète »), même si elle s’effrite légèrement sur la plupart des qualificatifs et plus particulièrement la capacité à rassembler les Français (76%, -12).

L’image du président reste relativement bonne auprès de l’électorat de François Fillon et de Benoît Hamon (entre 32% et 69% pour la plupart des items sauf pour « dynamique » et « autoritaire » qui lui sont largement attribués).

Si son image reste médiocre auprès des électeurs de Marine Le Pen par rapport à l’enquête précédente, elle est en forte dégradation auprès de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon avec des baisses de 15 à 20 points sur la plupart des qualificatifs. Auprès de ces deux électorats les scores inférieurs à 50% sur la plupart des qualificatifs sauf « dynamique », « vous inquiète » et « autoritaire».

*La cote de confiance d’Emmanuel Macron est en baisse de 5 points, à 40%, dans le baromètre Elabe / Les Echos / Radio Classique du 3 août 2017.

 Edouard Philippe dispose d’une image encore peu structurée

Edouard Philippe obtient des scores d’une amplitude plus faible qu’Emmanuel Macron, l’ensemble des traits d’image obtenant des scores compris entre 36% et 57%. Encore relativement peu connu du grand public il y a quelques mois, l’image du Premier ministre est, à date, moins structurée que celle du Président de la République.

Cependant, le dynamisme (57%), la volonté de vraiment changer les choses (55%) et l’honnêteté (55%) sont les traits qui lui sont les plus reconnus par les Français.

Les qualificatifs « autoritaire » (52%), « respecte ses engagements » (50%), « sympathique » (48%), « capable de réformer le pays » (47%) et « vous inquiète » (46%) sont attribués par un Français sur deux environ, alors que la capacité à rassembler les Français et la proximité apparaissent comme les deux points faibles (36%).

En comparaison avec Emmanuel Macron, Edouard Philippe obtient des scores inférieurs sur la plupart des items proposés. En revanche, il bénéficie d’un léger avantage sur l’ « honnêteté » (55% contre 50%) et la capacité à « comprendre les gens comme vous » (36% contre 31%).

Comme le Président de la République, Edouard Philippe obtient ses meilleurs scores parmi les électeurs de 1er tour d’Emmanuel Macron (67% à 87% selon l’item, et 25% pour l’item « vous inquiète »).

Il obtient des scores relativement bons auprès de l’électorat de François Fillon (44% à 68% selon l’item, et 34% pour l’item « vous inquiète »), et même meilleurs qu’Emmanuel Macron sur l’honnêteté, la proximité le respect des engagements et « vous inquiète ».

Il obtient des scores moyens auprès de l’électorat de Benoît Hamon (31% à 65% selon l’item). Enfin, son image auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen est mauvaise, avec des scores compris entre 15% et 52% (et 60%-61% pour l’item « vous inquiète »).

Télécharger ici : Les Français et la rentrée de l’exécutif / Sondage ELABE pour BFMTV

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