Les Français et la réforme de l’enseignement supérieur

Enseignement supérieur et orientation des étudiants: une confiance mitigée à l’égard de l’exécutif

Interrogés à l’issue de l’annonce du « Plan Etudiants » par le gouvernement, 50% des Français font confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement d’Edouard Philippe pour réformer l’orientation des étudiants et l’accès à l’enseignement supérieur. Dans le détail, 9% des Français font « tout à fait confiance » à l’exécutif et 41% « plutôt confiance ».
A l’inverse, 50% ne lui font pas confiance, dont 15% « pas du tout confiance ».

Ces résultats traduisent des dynamiques d’opinion très différentes selon le segment politique :
Les électeurs de 1er tour d’Emmanuel Macron accordent une confiance très large (85%, dont 23% « tout à fait confiance ») au couple exécutif concernant l’orientation des étudiants et l’accès à l’enseignement supérieur. Dans une moindre mesure, les électeurs de François Fillon accordent eux aussi une large confiance à l’exécutif (71%).
A l’inverse, la confiance est minoritaire auprès des électeurs de Benoît Hamon (42%), de Jean-Luc Mélenchon (32%) et de Marine Le Pen (26%).

Si la confiance est relativement homogène selon l’âge du répondant (hormis les 65 ans et plus, 60%), les retraités et les cadres accordent une confiance plus large (56% et 54%) que les catégories sociales populaires (40%).

Une adhésion nettement majoritaire aux mesures du « Plan Etudiants »

Invités à se prononcer sur une sélection de six mesures évoquées à l’occasion de l’annonce du « Plan Etudiants », l’ensemble des dispositions testées obtiennent un accueil favorable d’au moins 7 Français sur 10.
La « suppression de la sélection par tirage au sort pour les filières « non sélectives » de l’université » est la mesure qui suscite la plus forte adhésion, avec 82% des Français qui y sont favorables, dont 46% « très favorable ».
Les cinq autres mesures sont également plébiscitées par les Français :

– Conditionner l’accès à une filière non sélective à un stage de remise à niveau, si l’université le juge nécessaire (80%, dont 18% « très favorable »)
– Mise en place de prérequis spécifiques à chaque licence (78%, dont 18% « très favorable »)
– Transmission d’un avis officiel du conseil de classe de Terminale aux établissements d’enseignement supérieur (75%, dont 18% « très favorable »)
– Possibilité d’examiner les bulletins, motivations et activités extra-scolaires du lycéen pour les filières les plus demandées (74%, dont 22% « très favorable »)
– Possibilité de refuser l’accès à une filière saturée en proposant une formation alternative proche du vœu d’origine (73%, dont 14% « très favorable »)

Quel que soit l’électorat de 1er tour, l’ensemble des mesures obtiennent une majorité d’avis favorables.
Auprès des électeurs d’Emmanuel Macron et François Fillon, le taux oscille entre 82% et 92%. 71% à 80% des électeurs de Marine Le Pen y sont favorables, alors que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon apparaissent les plus mesurés : 61% à 87% d’avis favorables selon la disposition testée.

Objectif principal de l’université : préparer à la vie professionnelle avant tout pour 64%, permettre d’acquérir des connaissances et savoirs pour 35%

64% des Français estiment que « l’université doit avant tout préparer les étudiants à la vie professionnelle », alors que 35% pensent qu’elle « doit avant tout permettre d’acquérir des connaissances et des savoirs ».

Les Français âgés de 18 à 24 ans sont plus partagés mais n’inversent pas la tendance : si une majorité choisit d’abord la préparation à la vie professionnelle (58%), 42% priorisent l’acquisition de connaissances et savoirs.
A l’inverse, les cadres et classes sociales moyennes sont plus nombreux que la moyenne à juger que l’université doit préparer avant tout à la vie professionnelle.

D’un point de vue politique, une majorité des électeurs de François Fillon (71%), d’Emmanuel Macron (66%) et de Marine Le Pen (63%) mettent en avant la préparation à la vie professionnelle, alors que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Benoit Hamon sont très partagés : respectivement 49% et 48% priorisent la préparation à la vie professionnelle, contre 47% et 48% qui considèrent que l’université doit avant tout permettre l’acquisition de connaissances et savoirs.

Télécharger ici : Les Français et l’exercice du pouvoir / Sondage Elabe pour BFMTV

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