Les Français et la situation politique en Corse

Corse : 61% des Français ne font pas confiance à l’exécutif pour faire avancer la situation politique.

Alors qu’Emmanuel Macron est en visite en Corse les 6 et 7 février, 6 Français sur 10 déclarent ne pas faire confiance à l’exécutif pour faire avancer la situation politique en Corse. Dans le détail, 39% ne lui font pas vraiment confiance et 22% pas du tout confiance.

D’un point de vue politique, une très large majorité des électeurs d’Emmanuel Macron lui accordent leur confiance (87%). En revanche, ce sentiment est minoritaire auprès des électeurs de François Fillon (45%), et plus encore parmi ceux de Jean-Luc Mélenchon (25%) et Marine Le Pen (12%).

Autonomie de la Corse : 64% se prononcent pour un statu quo

Près de deux tiers des Français affirment qu’il ne faut accorder ni plus ni moins d’autonomie à la Corse (qui possède actuellement un statut particulier, dotée d’un Conseil exécutif, d’une assemblée et d’un conseil consultatif). A l’inverse, 19% estiment qu’il faut que l’Etat Français accorde plus d’autonomie, 16% moins d’autonomie.

Dans le détail, la volonté d’un statu quo est partagée par une nette majorité auprès de l’ensemble des catégories de populations. Les plus jeunes se montrent sensiblement plus favorables à une autonomie accrue (23% auprès des 18-24 ans et 26% auprès des 25-34 ans).

D’un point de vue politique, l’ensemble des principaux électorats se prononcent majoritairement pour un statu quo (entre 57% et 74%), et notamment celui d’Emmanuel Macron (74%) et de François Fillon (66%).

Indépendance de la Corse : 74% y sont opposés

Près de 3 Français sur 4 jugent que la Corse ne doit pas devenir indépendante. A l’inverse, 26% se prononcent en faveur de l’indépendance.

Le refus de l’indépendance est majoritaire auprès de toutes la catégories de populations, même si les plus jeunes (65%) et les catégories populaires (65%) se montrent légèrement plus nuancés.

D’un point de vue politique, respectivement 82% et 83% des électeurs d’Emmanuel Macron et de François Fillon sont opposés à l’indépendance. Ce taux atteint 72% chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 64% chez les électeurs de Marine Le Pen.

Rapprochement des prisonniers dits « politiques » et inscription de la spécificité de la Corse obtiennent une majorité de soutien. Le statut de résident et la co-officialité divisent nettement, alors que l’amnistie des prisonniers dits « politiques » est clairement rejetée .

Parmi les revendications des nationalistes corses, deux d’entre elles divisent mais obtiennent une majorité d’avis favorables :

  • le rapprochement des prisonniers dits « politiques » (57%)
  • L’inscription de la spécificité de la Corse dans la Constitution, de la même façon que la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna (53%)

Le statut de résident corse pour les questions immobilières (46%) et la co-officialité de la langue corse (43%) divisent elles aussi mais ne sont soutenus que par une minorité de Français.

Enfin, la demande d’amnistie des prisonniers « politiques » est clairement rejetée par 72% des Français.

L’ensemble des ces demandes sont rejetées par une majorité des électeurs de François Fillon (60% à 85% d’opposition).

Le rapprochement des prisonniers « politiques » est soutenu par une majorité auprès des autres principaux électorats (56% à 62%).

La spécificité de la Corse dans la Constitution obtient le soutien d’une majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, alors qu’elle divise les électeurs d’Emmanuel Macron.

Le statut de résident corse divise les électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen et est rejeté par une majorité des électeurs d’Emmanuel Macron.

La co-officialité de la langue corse et l’amnistie des prisonniers politiques n’obtient le soutien d’aucun segment politique.

 

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