Pour une majorité de Français la démission de G. Collomb est motivée par un désaccord entre lui et E. Macron

Suite à l’annonce de la candidature de Gérard Collomb à Lyon, 7 Français sur 10 estiment qu’il devait quitter le gouvernement dès maintenant.

Alors que Gérard Collomb avait annoncé le 18 septembre dernier son intention de se présenter comme candidat aux élections municipales à Lyon en 2020, 70% des Français estiment qu’il devait quitter le gouvernement dès maintenant*. 29% considèrent qu’il devrait rester au gouvernement jusqu’au début de la campagne des élections municipales.

D’un point de vue politique, les électorats de François Fillon (77%), de Jean-Luc Mélenchon (76%) et de Marine Le Pen (76%) considèrent en très grande majorité que Gérard Collomb devait quitter le gouvernement dès maintenant (de 76% à 65%).

Les électeurs d’Emmanuel Macron sont plus partagés : 57% considèrent qu’il devait quitter le gouvernement, et 43% qu’il devrait rester jusqu’au début de la campagne des élections municipales.

Démission de Gérard Collomb : motivée d’abord par un désaccord entre lui et Emmanuel Macron pour 57% des Français

57% des Français considèrent que l’intention de Gérard Collomb de démissionner est d’abord motivée par un désaccord entre lui et Emmanuel Macron, et 42% jugent qu’elle l’est d’abord par son intention de se présenter à l’élection municipale de Lyon.

La majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (64%), de François Fillon (62%) et de Marine Le Pen (60%) considère que la démission est d’abord motivée par un désaccord avec le Président de la République.

A l’inverse, 52% des électeurs d’Emmanuel Macron considèrent que la démission est motivée avant tout par l’intention de se présenter aux municipales.

Emmanuel Macron : un style jugé dynamique mais également autoritaire, arrogant et de moins en moins sympathique. Sa capacité à réformer le pays est de plus en plus mise en doute.

Les Français dépeignent le portrait d’un Président autoritaire (79%, -1 point par rapport au 22 août 2018), arrogant (71%) et dynamique (71%, -1).

Plus d’un Français sur deux (54%) lui reconnait également son courage.

Sa capacité à respecter ses engagements (47%, -3), à réformer le pays (44%, -9), sa sympathie (42%, -10) sont en baisse et passent en-dessous de la barre des 50%.

Moins de 4 Français sur 10 jugent qu’Emmanuel Macron est honnête (38%, -4), obtient des résultats (34%).

Sa capacité à rassembler les Français (25%, -3) et sa proximité aux Français (22%, -2) ne lui sont que très peu attribuées.

La sympathie et la capacité à rassembler le pays sont les deux traits d’image qui ont le plus fortement chuté depuis le début du quinquennat (-26 points chacun). En juillet 2017, 68% des Français le jugeaient sympathique, 51% capable de rassembler les Français. Sa capacité à réformer le pays était également un point fort aux yeux des Français (59%) mais est aujourd’hui remis en cause (baisse de 15 points).

Près d’un an et cinq mois après son élection, son image reste très bonne auprès de son électorat de 1er tour. Seules la capacité à rassembler les Français (59%, -3) et sa capacité à comprendre les gens comme vous (53%, stable) atteignent des scores plus mesurés.

Son image est assez moyenne auprès des électeurs de François Fillon et se dégrade nettement sur sa capacité à réformer le pays (44%, -21), sa sympathie (43% -17) et son honnêteté (46%, -9).

Auprès des électeurs de Jean Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, son image reste très mauvaise, et se dégrade même encore sur sa capacité à paraître sympathique.

Façon d’être et style d’Emmanuel Macron : un défaut pour une majorité de Français

64% des Français considèrent que la façon d’être et le style d’Emmanuel Macron sont plutôt un défaut. A l’inverse, c’est plutôt une qualité pour 35%.

Cette perception est partagée par l’ensemble des catégories de population. Elle l’est d’autant plus auprès des personnes issues des catégories populaires (71%)

En revanche, les plus jeunes (personnes âgées de 18 à 24  ans) sont plus partagés : 54% considèrent que c’est plutôt un défaut et 45% plutôt une qualité.

D’un point de vue politique, 78% des électeurs de Marine Le Pen, 76% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 67% de ceux de François Fillon estiment que c’est plutôt un défaut.

A l’inverse, près de 7 électeurs d’Emmanuel Macron sur 10 jugent que c’est plutôt une qualité (67%).

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