Les Français et la réforme du Code du travail / Sondage ELABE pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne

Près d’un Français sur deux souhaite que le gouvernement revoie sa copie en apportant des modifications significatives au projet de loi El Khomri sur la réforme du Code du travail

L’exécutif ne peut pas compter aujourd’hui sur un soutien de l’opinion pour faire adopter sa réforme du Code du travail. Pour preuve 33% des Français attendent du gouvernement qu’il « retire son projet dans son intégralité » et près d’un sur deux souhaite qu’il revoit sa copie en apportant des modifications significatives au projet de loi. Ils sont moins d’un sur cinq (18%) à souhaiter  qu’il « ne recule pas et soumette le projet de loi en l’état à l’Assemblée Nationale ». Le report du calendrier peut être de nature à apaiser le débat dans son camp : c’est la voie attendue par 6 sympathisants socialistes sur 10 et plus d’un électeur de gauche sur 2 (54 %).

Le débat dépasse d’ailleurs les frontières politiques traditionnelles. Ce sont les sympathisants du Front de Gauche (58%) et ceux du FN (56%) qui sont les plus nombreux à réclamer le retrait du texte. Cela s’explique principalement par les clivages sociodémographiques et professionnels : les jeunes (18-24 ans, 51%), les milieux populaires (46%) sont favorables au retrait alors que les cadres et les retraités privilégient sa modification substantielle.

Parmi les modifications attendues par les Français, la première est la facilitation des licenciements pour motifs économiques

Parmi les cinq mesures phares du projet de loi sur la réforme du Code du travail, c’est d’abord la mesure facilitant les licenciements pour motifs économiques qui cristallise l’inquiétude et le besoin de protection : 43% des Français évoquent cette mesure comme l’une des deux à modifier prioritairement. Une priorité encore plus marquée chez les   CSP + : 52% citent cette mesure comme l’une des deux premières à modifier.

Plus d’un Français sur trois classe ensuite le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif (38%), la fixation du temps de travail par accord d’entreprise (37%) et l’abaissement du taux de majoration des heures supplémentaires (36%). Ils ne sont en revanche que 22% à citer l’idée de référendum en entreprise en cas d’échec des négociations entre partenaires sociaux.

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