Les Français et la mobilité

A quelques jours de la COP 21 ELABE a conduit une étude dédiée à la question de la mobilité pour le Groupe PSA.

Réalisée sur 2000 personnes, cette étude permet de mettre à jour plusieurs tendances fortes.

 

L’expérience de la mobilité est en mutation chez les Français

Les Français interrogés sont près d’un sur deux à confier avoir le sentiment d’être plus mobile aujourd’hui c’est-à-dire de se déplacer davantage qu’il y a quelques années. Au-delà de la variable d’âge, on enregistre des résultats élevés sur cette question chez les cadres, les professions intermédiaires, les employés.

Ce sentiment se traduit par ailleurs par une utilisation croissante des différents modes de transports existants,  sur le mode de la multi-modalité, c’est-à-dire l’un après l’autre. Cette pratique est encore plus marquée chez les habitants des grandes agglomérations et s’est imposée dans toutes les activités du quotidien (vacances, courses, se rendre au travail, loisirs).

Cette logique d’une mobilité plurielle s’est d’ailleurs enrichie récemment des services d’auto-mobilité, lesquels se sont imposés comme une alternative qu’une part non négligeable de Français ont déjà testée (32% le co-voiturage, 29 % le taxi ou VTC et 13% l’auto-partage).

De part leurs pratiques, les Français démontrent ainsi qu’ils ont véritablement intégré une mobilité désormais  plurielle qui prend des formes différentes selon les activités et les territoires.

 

Une mobilité réinventée dont la voiture demeure l’élément central

Dans ce contexte, la voiture reste cependant le moyen de transport numéro 1 (89% des Français le cite comme l’un des deux moyens de transports les plus utilisés), que cela soit dans les communes de moins de 100 000 habitants (> 90%) mais aussi en agglomération parisienne (71%). Les transports publics au sens large sont eux en 2nde position (42%), loin devant le vélo et le deux roues motorisés.

Dans le détail, cet usage prioritaire se retrouve dans toutes les situations de vie (pour se rendre au travail : 76%, faire ses courses : 87% ou partir en vacances : 90%). Au delà de l’usage et de sa facilité, les français confirment leur attachement à l’automobile, moyen de locomotion préféré pour tous les déplacements du quotidien (79 % pour faire courses et achats, 68 % pour les départs en vacances, 64 % pour se rendre au travail).

On retiendra que la voiture conserve des atouts fortement ancrés dans l’opinion. Elle demeure associée à la liberté à la simplicité et à la rapidité (> 90%), puis à la rapidité (89%) et la sécurité (71%). La pollution n’est pas absente  des évocations pour environ 6 français sur 10 (20 % de oui tout à fait).

 

La mobilité, fortement associée à la voiture, est au cœur du lien social

Pour la quasi-totalité des Français (93%), la capacité de mobilité joue un rôle majeur dans la constitution et le maintien d’une vie sociale riche. Ce constat est particulièrement vrai dans les zones rurales et péri-urbaines : Pour 83% des habitants des communes rurales, 70% pour les habitants des communes de 2 000 à 20 000 habitants indiquent que c’est même « tout à fait indispensable », score également majoritaire dans les grands agglomérations.

Si la mobilité rend possible le lien social entre les individus, les moyens de transports sont en tant que tel des lieux de vie et d’échange importants aux yeux des personnes interrogées : la voiture (49% au global et 57% dans les communes de – 20 000 habitants) et les transports publics (28% au global et 44% dans l’agglomération parisienne) sont les modes de transports où l’on échange le plus.

Enfin, la voiture de demain, plus connectée, est perçue comme un élément facilitateur de la vie sociale en permettant d’améliorer le flux routier (51%), d’augmenter la sécurité (33%) sur la route et enfin de gagner du temps (23%).

 

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