La démocratie peut-elle être collective ?

Pourquoi place-t-on tant d’espoir et de responsabilité dans les mains d’une seule personne en politique ? En France, au niveau national, depuis Napoléon, le mythe de l’homme providentiel a la vie dur mais il est ancré dans une culture marquée par un héritage religieux et romain. Le sentiment de blocage politique expliquerait ce désir d’homme d’action et la recherche de charisme – sans pouvoir expliquer clairement ce que la notion recouvre, si ce n’est un souhait de pouvoir -. Le risque est alors celui de l’oubli de l’origine de la représentation, l’exercice du pouvoir implique la définition de lignes de conduite et des prises de responsabilité restreinte mais la notion de représentation doit rester au cœur de ces fonctions. Le constat, de l’échec, relatif pour l’instant, des mouvements citoyens horizontaux et des civic tech, montre bien que la négation de l’incarnation du pouvoir est une lubie. Le pouvoir personnel n’est pas essentiel à l’action politique, des contrôles et des contre-pouvoir doivent exister mais la dispersion des responsabilités n’a abouti pour l’instant qu’à l’impasse.

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