Si 1 Français sur 3 estime que le gouvernement a bien répondu aux revendications lycéennes et étudiantes, une courte majorité juge ses propositions insuffisantes
36% des Français estiment que les propositions du gouvernement répondent aux revendications des lycéens et des étudiants, tandis que 52% considèrent qu’elles vont dans le bon sens mais restent insuffisantes. 12% jugent qu’elles ne sont pas bonnes.
Les 18-24 ans se distinguent par un regard plus critique : seuls 24% jugent les propositions satisfaisantes (contre 40% des 65 ans et plus), 70% les considèrent insuffisantes.
L’insatisfaction domine chez les électeurs du NFP (67%). Les électeurs d’Ensemble et de LR portent un jugement plus favorable, avec respectivement 55% et 53% estimant que les propositions répondent aux revendications. Les électeurs RN sont très partagés (43% « insuffisantes », 39% « répondent bien aux revendications »).
L’opinion est très partagée sur la suite de la mobilisation : 54% souhaitent qu’elle se termine, 46% qu’elle se poursuive voire se durcisse
54% des Français souhaitent que la mobilisation lycéenne et étudiante s’arrête, contre 46% qui souhaitent qu’elle continue, au même niveau (29%) ou se durcisse (17%). Les résultats sont quasiment stables par rapport au 7 octobre dernier (55% « arrêt »).
Le rapport de force s’inverse auprès des 18-24 ans et des 25-34 ans : respectivement 63% et 59% souhaitent la poursuite du mouvement. À l’inverse, 58% des 35-49 ans, 55% des 50-64 ans et 65% des plus de 65 ans souhaitent son arrêt.
Le clivage politique est net : 69% des électeurs du NFP souhaitent la poursuite de la mobilisation, contre 81% des électeurs Ensemble et LR, et 66% de ceux du RN qui plaident pour un arrêt.
Mobilisation du 5 novembre : 6 Français sur 10 l’approuvent
59% des Français soutiennent (32%) ou éprouvent de la sympathie (27%) à l’égard de la mobilisation prévue le 5 novembre, contre 28% qui y sont opposés ou hostiles et 13% qui se déclarent indifférents.
L’approbation est plus élevée auprès des ménages les plus modestes (71%) et des moins de 35 ans (67% chez les 18-24 ans et 69% chez les 25-34 ans). Les femmes (64%) y sont également plus favorables que les hommes (54%)
Le clivage politique est marqué : la mobilisation recueille 84% de soutien ou de sympathie chez les électeurs du NFP, contre 48% chez ceux du RN, 43% chez ceux d’Ensemble et 25% chez ceux de LR.
Quelles réponses du gouvernement aux revendications sur le coût de la vie ? Une majorité plaide pour une réponse partielle aux revendications, mais en tenant compte des contraintes budgétaires
57% des Français souhaitent que le gouvernement fasse quelques gestes pour répondre à certaines revendications, sans satisfaire l’ensemble des demandes pour des raisons budgétaires. 28% souhaitent qu’il réponde à la plupart des revendications même au prix de dépenses supplémentaires, tandis que 14% ne veulent aucune nouvelle dépense.
Une majorité d’électeurs du NFP (52%) souhaitent que le gouvernement réponde à la plupart des revendications même si cela engage de nouvelles dépenses. A l’inverse, une réponse partielle qui préserve les finances publiques domine chez les électeurs Ensemble (75%), LR (65%), et ceux du RN (54%).
A noter que 43% des 18-24 ans souhaitent une réponse étendue quitte à engager de nouvelles dépenses.
L’opinion soutient massivement les revendications de baisse du prix du carburant, de hausse du SMIC et des pensions de retraites, et leur financement par le conditionnement des aides aux entreprises. En revanche l’augmentation des aides sociales n’est pas soutenue
La baisse du prix des carburants recueille 89% d’adhésion, devant la hausse du Smic (75%) et le conditionnement des aides aux entreprises (75%), et la hausse des pensions de retraite (72%).
Les autres mesures recueillent un soutien plus partagé : 62% approuvent la hausse des impôts et taxes des ménages les plus aisés, et 59% la hausse du point d’indice des fonctionnaires. La hausse des aides sociales est rejetée par 63%.
Les quatre revendications les plus soutenues sont majoritaires dans tous les électorats. A noter cependant que la hausse des pensions de retraites divise l’électorat Ensemble (52% « favorable » / 48% « opposé »).
A l’inverse, les autres mesures ne font pas consensus : la hausse des impôts des ménages les plus aisés est largement soutenue par les électeurs du NFP (85%), mais divise les électeurs Ensemble (57%/43%), RN (51%/49%) et LR (41%/58%). La hausse du point d’indice recueille 72% d’adhésion au NFP, contre 55% chez Ensemble, 53% chez LR et 47% au RN. La hausse des aides sociales n’est majoritaire qu’auprès des électeurs du NFP (62%), contre 16% au RN, 17% chez LR et 20% chez Ensemble.
A noter que :
- la hausse du point d’indice bénéficie d’un soutien nettement plus élevé chez les salariés du public (86%)
- la hausse des pensions est davantage soutenue par les retraités (82%) que par les actifs (67%)
- la hausse du Smic recueille 81% d’adhésion auprès des catégories populaires, contre 55% chez les cadres et 64% chez les professions intermédiaires
- la hausse des aides sociales reste minoritaire dans toutes ces catégories, mais elle est davantage soutenue par les catégories populaires (40%) que par les cadres (26%) et les professions intermédiaires (28%).
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Crédits image : Pixabay / Benny B2R
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