Présidentielle 2027 : Marine Le Pen serait nettement en tête au premier tour. Le match serait ouvert pour la 2ème place, avec selon les hypothèses un léger avantage pour Edouard Philippe.
Quelques jours après sa condamnation en appel, Marine Le Pen serait très largement en tête des intentions de vote au premier tour : entre 34% et 35,5% (selon les configurations testées) des inscrits ayant l’intention de se rendre aux urnes voteraient pour la candidate du Rassemblement National, en progression de 3 points depuis mars 2026.
Marine Le Pen ferait quasiment le plein auprès des électeurs du Rassemblement National lors des élections législatives 2024 (84%), et capterait 1 électeur LR sur 5.
Edouard Philippe serait crédité de 16,5% à 19% des intentions de vote, en recul de 4 points par rapport à notre mesure de mars 2026 au lendemain de sa réélection à la mairie du Havre. Il devancerait légèrement Jean-Luc Mélenchon de 0,5 à 4,5 points selon les configurations. Il réaliserait toujours, malgré une dynamique en baisse, de meilleurs scores que Gabriel Attal (entre 3 et 3,5 points de plus). Le maire du Havre bénéficierait d’un report de voix partiel des électeurs d’Ensemble (52 à 63%, le complément se partageant entre Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau), mais capterait 1 électeur LR sur 4. Si les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron maintiennent leur candidature, E. Philippe devancerait nettement G. Attal (14% contre 7,5%).
Gabriel Attal enregistre une bonne dynamique (+2 dans la configuration avec R. Glucksmann candidat PS) et serait crédité de 13,5 à 15,5% des intentions de vote. Il ferait quasiment jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon : 0,5 point d’avance dans une configuration avec François Ruffin et François Hollande, 1 point de retard dans une configuration avec Marine Tondelier et Raphaël Glucksmann. Il s’appuierait sur une majorité relative des électeurs Ensemble (42 à 51%), mais ne parviendrait pas à mobiliser au-delà (6 à 8% des électeurs NFP, 8 à 12% des électeurs LR).
Jean-Luc Mélenchon enregistre une forte progression (+3,5 dans la configuration avec M. Tondelier, F. Hollande et E. Philippe) et serait crédité de 14,5 à 16% des intentions de vote selon les hypothèses. Il ferait quasiment jeu égal avec Gabriel Attal pour la 2nde place et, en tenant compte des marges d’erreur, avec Edouard Philippe (dans l’hypothèse avec F. Ruffin et F. Hollande, il serait distancé à 14,5% contre 19%). Il s’appuierait sur une majorité relative des électeurs NFP (4 sur 10), sans réserve de voix dans les autres électorats.
Au PS, Raphaël Glucksmann serait crédité de 8,5 à 11% des intentions de vote, en léger recul par rapport à mars 2026 (-1,5 dans une configuration avec Marine Tondelier et Gabriel Attal). Il récupérerait 22 à 24% des électeurs NFP, et capterait 11 à 16% des électeurs Ensemble. Il ferait mieux que François Hollande, crédité de 8 à 9% des intentions de vote (stable), qui récupérerait 16 à 19% des électeurs NFP et ne capterait quasiment aucun électeur d’Ensemble (8 à 9%).
A gauche, Marine Tondelier serait créditée de 3,5% à 4% selon les hypothèses. François Ruffin ferait mieux avec 6% des intentions de vote.
Le candidat LR Bruno Retailleau serait crédité de 8 à 9% (stable) des intentions de vote dans une configuration avec Edouard Philippe (il ne récupérerait que 32 à 36% des électeurs LR), et de 11% dans une configuration avec Gabriel Attal (il récupérerait alors 44 à 45% des électeurs LR et capterait 18 à 19% de l’électorat Ensemble).
Selon les configurations, Éric Zemmour serait crédité de 2,5% à 3,5% des intentions de vote, Dominique de Villepin de 2,5% à 3,5%, Fabien Roussel de 2% à 3%, Nicolas Dupont-Aignan de 1,5%, et Nathalie Arthaud de 1% à 2%.
Au 2nd tour, Marine Le Pen serait favorite dans toutes les hypothèses
Si le 2nd tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, Marine Le Pen l’emporterait nettement face à Jean-Luc Mélenchon (67,5 vs 32,5%) et dans une moindre mesure face à Raphaël Glucksmann (58,5 vs 41,5%).
Marine Le Pen s’imposerait face à Gabriel Attal (54 vs 46%) et devancerait, avec un écart plus resserré, Édouard Philippe (52 vs 48%).
La candidate du Rassemblement National l’emporterait également face à Bruno Retailleau (56 vs 44%).
En cas de duel JL. Mélenchon / M. Le Pen, les électeurs du PS et du centre s’abstiendraient massivement (6 sur 10). 1 électeurs du centre sur 3 et 7 électeurs de Bruno Retailleau sur 10 voteraient Marine Le Pen.
En cas de duel R. Glucksmann / M. Le Pen, le candidat PS aurait un report de voix partiel des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (1 sur 2, le complément s’abstiendrait), mais récupérerait la moitié des électeurs du centre (le complément se partagerait entre Marine Le Pen et l’abstention) et capterait quelques électeurs de Bruno Retailleau (1 à 2 sur 10). Marine le Pen récupérerait 5 à 7 électeurs de Bruno Retailleau sur 10.
En cas de duel E. Philippe / M. Le Pen ou G. Attal / M. Le Pen, le candidat du camp présidentiel bénéficierait de très bons reports de voix à gauche (7 sur 10 de Raphaël Glucksmann, 4 sur 10 de Jean-Luc Mélenchon) ; les électeurs de Bruno Retailleau seraient partagés : 4 sur 10 voteraient pour le candidat du camp présidentiel, 5 sur 10 pour Marine Le Pen.
En cas de duel B. Retailleau / M. Le Pen, les électeurs de gauche s’abstiendraient massivement (6 sur 10). Le candidat LR récupérerait 6 électeurs sur 10 d’Edouard Philippe et 1 électeur sur 2 de Gabriel Attal (le complément s’abstiendrait).
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Crédits image : manhhai – Flickr.com
