Le Conseil Objectivé

Le pouvoir d’achat des Français

Les Français sont inquiets face à la situation du pays, exaspération et colère complètent l’état d’esprit de rentrée

61% des Français citent l’inquiétude parmi les mots décrivant leur état d’esprit face à la situation du pays (-2 par rapport à fin août).

L’exaspération est citée par 44% (+3) et la colère par 40% (+2), devant la lassitude (26%, -3).

Les sentiments positifs sont minoritaires : l’espoir est cité par 11% et la confiance par 6%.

Les électeurs de LR (67%) et d’Ensemble (66%) citent davantage l’inquiétude, tandis que l’exaspération est plus présente chez les électeurs du RN (57%) et de LR (56%). La colère atteint 56% chez les électeurs du RN, contre 25% chez ceux d’Ensemble et 36% au sein du NFP.

2 Français sur 3 ont le sentiment que leur pouvoir d’achat a baissé ces derniers mois (+11 points depuis janvier)

67% des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé ces derniers mois, soit 11 points de plus qu’en janvier dernier ; 35% déclarent même qu’il a « beaucoup baissé » (+13). À l’inverse, 19% jugent qu’il est resté le même (-12) et 14% qu’il a augmenté (-1).

Les ménages qui bouclent leurs fins de mois en se restreignant sont 80% à déclarer une baisse de leur pouvoir d’achat (dont 55% « beaucoup baissé »), contre 57% de ceux qui terminent leurs fins de mois sans se restreindre (dont 18% « beaucoup baissé »)

Les électeurs du RN sont 79% à percevoir une baisse de leur pouvoir d’achat, devant les électeurs de LR (71%), du NFP (66%) et d’Ensemble (61%).

3 Français sur 10 sont régulièrement à découvert, en moyenne le 17 du mois

29% des Français déclarent avoir été à découvert plusieurs fois au cours des douze derniers mois, dont 15% « tous les mois ou presque » ; cette proportion est stable par rapport à mai dernier.

11% ont été à découvert une seule fois, tandis que 56% ne l’ont jamais été, soit 4 points de moins qu’en mai.

Parmi les personnes concernées, le découvert intervient en moyenne le 17e jour du mois.

Les ménages qui bouclent leurs fins de mois en se restreignant sont 46% à avoir été à découvert plusieurs fois, contre 15% de ceux qui terminent leurs fins de mois sans se restreindre.

Les 25-34 ans et les 35-49 ans sont 41% à avoir été à découvert plusieurs fois, contre 24% des 18-24 ans et 14% des 65 ans et plus.

Les électeurs du RN sont les plus nombreux à déclarer des découverts répétés (35%), devant ceux du NFP (27%), d’Ensemble (24%) et de LR (20%).

Combien manque-t-il pour vivre convenablement ? 530 € par mois en moyenne

66% des Français estiment qu’il leur manque de l’argent chaque mois pour vivre correctement: 13% manquent moins de 250 €, 15% entre 250 et 499 €, 26% entre 500

et 999 €, et 12% 1 000 € ou plus. Le montant moyen manquant s’élève à 530 € (en hausse de 24 € par rapport à mai dernier). À l’inverse, 34% déclarent ne pas avoir besoin de plus pour vivre correctement.

53% des foyers plutôt aisés déclarent ne pas manquer d’argent pour vivre correctement, contre seulement 11% des foyers plutôt modestes.

Part du logement dans le budget du foyer : 7 Français sur 10 estiment qu’elle a augmenté ces dernières années

70% des Français estiment que la part de leur budget consacrée au logement a augmenté ces dernières années, dont 34% qu’elle a « beaucoup augmenté ». 24% la jugent stable et 6% estiment qu’elle a diminué.

Cette hausse de la part du budget logement est présente dans toutes les catégories sociales, et auprès des propriétaires (69%) comme des locataires (72%).

La hausse est légèrement plus perçue par les électeurs de LR (78%) et du RN (75%) que par ceux du NFP et d’Ensemble (66% et 66%).

Quel seuil psychologique pour le prix du carburant ? Au maximum, 1,84€/L en moyenne

 Invités à se prononcer sur le prix au litre du carburant au-delà duquel ils estiment que cela est trop cher et pas acceptable, les automobilistes donnent le prix moyen de 1,84€ au litre (en baisse de 9 centimes par rapport à avril dernier).

45% fixent ce seuil en-dessous de 2€ (dont 28% en-dessous de 1,80€). 30% des automobilistes mentionne la borne des 2€ comme seuil de prix inacceptable.

Le seuil d’acceptabilité varie selon l’électorat du répondant : les électeurs RN (1,77) et NFP (1,81) fixent un seuil d’acceptabilité plus faible que ceux d’Ensemble (1,92) et de LR (1,97).

Un automobiliste sur deux déclare avoir renoncé à des déplacements

 88% déclarent avoir modifié au moins une de leurs habitudes pour limiter leurs dépenses de carburant : 51% renoncent à certains déplacements, 50% comparent les prix entre les stations-service et 44% regroupent plusieurs déplacements en un seul trajet. Environ un tiers adoptent une conduite permettant de consommer moins, ne remplissent qu’une partie du réservoir, ou réduisent la longueur de certains déplacements.

A noter que l’écart entre foyers aisés et modestes atteint près de 30 points pour le renoncement à certains déplacements (67% contre 38%), 19 points pour la comparaison des prix entre stations-service (60% contre 41%) et 22 points pour le fait de ne remplir qu’une partie du réservoir (46% contre 25%).

Pour l’opinion, le problème du pouvoir d’achat est multiple : niveau de salaires, coût de la vie, fiscalité

 48% des Français citent le niveau des salaires et des retraites comme une des deux composantes du problème du pouvoir d’achat, devant le prix des achats du quotidien (46%). Le poids des impôts et taxes est cité par 43% et celui des dépenses fixes et contraintes par 41%. Le mode de consommation et la multiplication des occasions de dépenser sont cités par 13%.

Depuis septembre 2023, le poids des impôts et taxes progresse de 19 points, tandis que les prix des achats du quotidien reculent de 10 et les dépenses fixes de 14.

Les réponses sont proches selon la situation financière : les ménages qui ne se restreignent pas citent les salaires et retraites (47%), les prix du quotidien (42%), les impôts et taxes (46%) et les dépenses fixes (40%), contre respectivement 49%, 50%, 41% et 42% chez ceux qui se restreignent.

En revanche, le diagnostic divise selon l’électorat : les électeurs du NFP citent d’abord le niveau des salaires et retraites (63%), loin devant les électeurs d’Ensemble (38%), de LR (33%) et du RN (39%). À l’inverse, le poids des impôts et taxes est davantage mis en avant par les électeurs du RN (60%) et de LR (59%) que par ceux du NFP (27%) et d’Ensemble (30%). Les dépenses fixes sont citées par 50% des électeurs d’Ensemble et 49% de ceux de LR, contre 38% des électeurs du RN.

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