Près d’un quart des Français font confiance à Emmanuel Macron (24%, +1 point).
24% des Français interrogés par Elabe pour Les Échos déclarent lui faire confiance pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays (+1 point). De manière générale, le président de la République progresse depuis le début de l’année et est parvenu à effacer la forte baisse enregistrée l’année dernière, à la suite de la démission de François Bayrou et de la nomination « retardée » de Sébastien Lecornu : il a progressé de 5 points en six mois et même de 10 points depuis le plus bas niveau enregistré en octobre 2025. Si la défiance reste stable (71% des Français déclarant ne pas lui faire confiance) la part de ceux qui ne lui font « pas du tout » confiance reste très élevée et concerne près d’un Français sur deux : 48% (+4 points).
Sur le plan politique, Emmanuel Macron progresse dans son propre électorat de premier tour (64%, +7 points, après -5 points) comme dans celui de second tour (46%, +3 points). Environ un cinquième des abstentionnistes continue de lui faire confiance (18%, -1 point), comme un dixième des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (12%, -6 points) ou de Marine Le Pen (9%, +5 points).
D’un point de vue socio-professionnel, Emmanuel Macron progresse auprès des cadres (39%, +6 points en un mois et +10 points en deux mois), à un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis mars 2025. Un quart des professions intermédiaires (23%, +1 point) et un cinquième des retraités (22%, -2 points) et des catégories populaires (19%, +4 points) lui accordent également leur confiance. En termes d’âge, les 18-25 ans constituent la classe d’âge qui lui est la plus favorable (36%, contre 19% à 25% pour les autres classes d’âge).
La cote de confiance de Sébastien Lecornu recule de 2 points en deux mois, et s’établit à 24%.
24% (-1 point) des Français déclarent faire confiance au Premier ministre pour affronter efficacement les problèmes du pays. Ce recul d’un point fait suite à une baisse similaire le mois précédent. Depuis sa prise de fonction, son niveau de confiance oscille entre un quart et un cinquième des Français. Sur un mois, la défiance reste quasi stable : 63% (-1 point) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 35% « pas du tout » (+1 point).
Sur le plan politique, Sébastien Lecornu recule dans l’électorat d’Emmanuel Macron au premier tour (58%, -7 points, mais stable sur trois mois) ainsi que dans celui de Jean-Luc Mélenchon (9%, -8 points). Il progresse à l’inverse dans l’électorat de droite, aussi bien auprès des électeurs de Valérie Pécresse au premier tour de 2022 (43%, +17 points) que dans l’électorat de droite aux législatives de 2024 (53%, +18 points).
D’un point de vue socio-professionnel, il recule auprès des cadres (29%, -6 points après +5 points) et des retraités (29%, -7 points après +4 points). Il reste stable auprès des professions intermédiaires (20%) et progresse auprès des catégories populaires (19%, +4 points).
Les leaders du RN en tête : Jordan Bardella devance toujours Marine Le Pen
Alors que Marine Le Pen a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, Jordan Bardella se maintient en tête malgré une baisse de 2 points (36%). La candidate RN perd quant à elle 4 points après avoir été condamnée par la cour d’appel de Paris, et reste deuxième (34%). Édouard Philippe recule également de 4 points et se retrouve ex-æquo avec Gabriel Attal, qui enregistre un repli de 2 points (30%). La progression de Marion Maréchal, enregistrée ces derniers mois, s’arrête : elle perd 5 points et obtient 28% de bonne image. Elle devance François Hollande (26%, +1 point), Bruno Retailleau (25%, -3 points) et Gérald Darmanin (25%, -3 points). Ces deux dernières personnalités obtenaient 32% il y a tout juste un an, en août 2025.
Raphaël Glucksmann, engagé dans la bataille pour 2027, obtient 21% (-2 points), à égalité avec Bernard Cazeneuve (21%, stable). Parmi les autres candidats déclarés ou pressentis, François Ruffin (+1 point) et Dominique de Villepin (-2 points) obtiennent 19% de bonne image. Éric Zemmour obtient 17% (+1 point). Jean-Luc Mélenchon (+1 point), Marine Tondelier (+2 points) et Bruno Le Maire (-2 points) recueillent chacun 16%. David Lisnard obtient 14% (-2 points depuis juin).
Auprès des électeurs de gauche, François Ruffin retrouve la première place (45%, stable). Jean-Luc Mélenchon, quatrième le mois dernier, est deuxième en août (42%, +1 point), devant Fabien Roussel (41%, stable) et François Hollande (41%, -5 points). Raphaël Glucksmann est cinquième (40%, -2 points), devant Marine Tondelier (39%, +3 points) et Olivier Faure (31%, -2 points). Gabriel Attal obtient 21% de bonne image, en recul de 5 points. Édouard Philippe recule de 16 points auprès de cet électorat (17%).
Auprès des électeurs d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe, qui a tenu son premier meeting de campagne au début du mois dernier, reste en tête du classement, mais enregistre un net repli de 8 points (66%). Il ne devance plus Gabriel Attal que d’un point, celui-ci ne reculant que de 2 points (65%). Plus loin, Gérald Darmanin obtient 51% (-4 points). Laurent Nuñez complète le classement (42%, -1 point). Parmi les reculs les plus marqués, on relève ceux de Bruno Retailleau (34%, -7 points), de Raphaël Glucksmann (33%, -10 points) et de Jean-Noël Barrot (20%, -9 points).
Auprès des électeurs de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour, Jordan Bardella (88%, -3 points) et Marine Le Pen (87%, -4 point) restent incontestés dans leur camp. Plus loin, Marion Maréchal occupe la troisième place (74%, -2 points). Éric Ciotti (59%, +1 point), Sarah Knafo (49%, +3 points) et Éric Zemmour (48%, +5 points) complètent le classement.
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Télécharger le rapport : L’Observatoire politique – Août 2026