45% des Français disent qu’il existe au moins une personnalité politique qui leur convient en vue de la Présidentielle 2027
Concernant les personnalités politiques françaises et la prochaine élection présidentielle de 2027, 45% des Français déclarent qu’il y a actuellement au moins une personnalité politique française qui leur convient dans la perspective de l’élection présidentielle. A noter que c’est 17 points de plus qu’en février 2020, 2 ans avant la précédente élection (28%). A l’inverse, 53% qu’actuellement, aucune personnalité politique française ne leur convient.
Les électeurs du RN (78%) et dans une moindre mesure du NFP (54%) sont une majorité à exprimer leur satisfaction vis-à-vis de l’offre politique actuelle, tandis que les électeurs d’Ensemble (42% aucune personnalité) et de droite (46%) sont plus réservés.
Responsable politique, chef d’entreprise, intellectuel : les trois profils que les Français jugent les plus à même d’être un(e) bon(ne) président(e)
Le profil de candidat qui, aux yeux des Français, serait le plus à même d’être un(e) bon(ne) président(e) de la République est un candidat qui est un responsable politique (51%, 3 réponses possibles parmi 10 items, +8 par rapport à février 2020 soit 2 ans avant la précédente Présidentielle), un chef d’entreprise (36%, +4), un intellectuel/chercheur/universitaire (35%, +3) et un responsable associatif (32%, -5). Derrière ce quatuor, les Français citent un employé/ouvrier (25%, -4), un responsable militaire (22%, +6), une personne qui n’a jamais fait de politique (20%, -4), un responsable syndical (15% +4), une personnalité des médias ou de la culture (7%) et un sportif (5%).
Le profil idéal du meilleur candidat diffère fortement selon le vote :
- Les électeurs du NFP privilégient un intellectuel/chercheur/universitaire (53%), un responsable politique (50%) et un responsable associatif (49%)
- Les électeurs d’Ensemble un responsable politique (74%), un chef d’entreprise (63%) et un intellectuel/chercheur/universitaire (47%)
- Les électeurs du RN un responsable politique (72%), un chef d’entreprise (41%) et un responsable militaire (30%)
Les 65 ans et plus sont particulièrement nombreux à citer un responsable politique (62%) et un chef d’entreprise (44%), les cadres un intellectuel/universitaire/chercheur (45%) et les catégories populaires un candidat ouvrier/employé (41%).
L’honnêteté, la proximité, le courage et la détermination sont les principales qualités du président(e) idéal(e)
Pour les Français, les principales qualités du président(e) de la République idéal(e) sont l’honnêteté (76%), la proximité/l’écoute (55%), le courage (48%), la détermination (46%), le réalisme (45%), l’autorité (34%), le dynamisme (30%), la vision (30%), la simplicité (27%), le charisme (25%) et l’indépendance (23%).
A noter que par rapport à février 2020, le courage gagne 4 place dans la hiérarchie des qualités (de la 7ème à la 3ème).
L’autorité et, dans une moindre mesure, la proximité sont les qualités dont l’importance varie le plus selon les électorats. L’autorité est citée par 49% des électeurs d’Ensemble et du RN, contre seulement 19% des électeurs du NFP ; la proximité est quant à elle davantage plébiscitée par les électeurs du NFP (66%) que par ceux du RN (51%) ou d’Ensemble (42%). La détermination compte particulièrement pour les électeurs d’Ensemble (55%), le dynamisme pour les électeurs du RN (41%) et l’indépendance pour les électeurs du NFP (32%).
47 ans : l’âge idéal du président(e), en baisse de 3 ans depuis 2016
Dans le détail, 8% (+6) citent un âge inférieur à 35 ans, 22% (+10) entre 35 et 44 ans, 49% (-5) entre 45 et 54 ans, 17% (-10) entre 55 et 64 ans et 3% (=) 65 ans ou plus.
Les électeurs du RN jugent que 44 ans est en moyenne l’âge idéal, contre 49 ans pour les électeurs d’Ensemble et du NFP.
Les 18-34 ans situent l’âge idéal en dessous de 45 ans (41 ans en moyenne), quand les 35 ans et plus le placent au-dessus (49 ans en moyenne).
Plus d’un tiers des Français souhaite un(e) président(e) qui s’affranchisse des clivages partisans, en recul
En 10 ans, les attentes d’un(e) président(e) positionné à droite ont nettement progressé
Pour leur président(e) de la République idéal(e), 3% (-1 par rapport à avril 2016) des Français souhaiteraient un positionnement très à gauche, 16% (+2) à gauche, 16% (=) au centre, 17% (+4) à droite, 11% (+3) très à droite et 37% (-8) ni à gauche ni au centre ni à droite.
Les électeurs du NFP souhaitent majoritairement un(e) président(e) qui mène une politique à gauche ou très à gauche (66%, contre 16% au centre et 17% sans préférence), ceux d’Ensemble privilégient le centre (40%, contre 30% sans préférence et 22% à droite, seuls 6% souhaitant une politique à gauche), et les électeurs du RN se prononcent pour une politique très à droite (39%) ou à droite (30%) et 26% sans préférence.
Une majorité de Français attend du président(e) idéal(e) qu’il rassemble les Français et apaise la société
57% des Français attendent en priorité du président(e) idéal(e) qu’il rassemble les Français et apaise la société même si cela signifie reporter à plus tard certaines mesures ou réformes qui ne font pas consensus. Cette opinion progresse fortement par rapport à avril 2016 (mesurée à 40%, +17). A contrario, 42% souhaitent qu’il réforme le pays en profondeur même si cela divise les Français et provoque des mouvements sociaux importants.
Le souhait d’apaisement est majoritaire chez les électeurs du NFP (72%) tandis qu’une courte majorité d’électeurs RN (54%) privilégient des réformes en profondeur même si cela divise. Les électeurs d’Ensemble sont quant à eux divisés (51% réforme en profondeur, 49% apaise la société).
S’ils étaient président(e) de la République, les Français agiraient en priorité sur le pouvoir d’achat, la sécurité, la santé, la dette publique et l’immigration. Des priorités fragmentées selon les électorats
Dans le détail, 44% (3 réponses possibles parmi 16 items) s’occuperaient en priorité des questions de pouvoir d’achat, 31% de sécurité, 30% de santé, 28% de dette publique et 28% d’immigration. Derrière ces 5 domaines prioritaires, les Français citent l’éducation (21%), l’emploi (18%), les inégalités et injustices sociales (18%), l’environnement/l’écologie (14%), les retraites (12%), la fiscalité (12%), la menace terroriste (10%), le logement (9%), la protection sociale (9%), les conflits internationaux (8%) et les inégalités hommes-femmes (3%).
Les priorités varient fortement en fonction du vote :
- Les électeurs du NFP citent en priorité le pouvoir d’achat (42%), la santé (39%), les inégalités et injustices sociales (37%), l’éducation (34%) et l’environnement/l’écologie (29%)
- Les électeurs d’Ensemble la dette publique en priorité n°1 (46%) devant la sécurité (39%), le pouvoir d’achat (38%) et la santé (34%)
- Les électeurs du RN évoquent l’immigration (59%) devant le pouvoir d’achat (49%) et la sécurité (48%)
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Crédits image : manhhai – Flickr.com


