L’effrayante recrudescence des crimes liés à l’exploitation des terres

Selon le rapport d’une ONG, pas moins de 185 défenseurs de l’environnement et des droits fonciers ont été assassinés en 2015 dans seize pays, soit une hausse de 59 % par rapport à 2014, le bilan le plus lourd jamais enregistré. Alors que la demande mondiale de minerais, de bois ou d’huile de palme ne cesse de croître, des territoires jusqu’ici préservés et reculés suscitent l’intérêt d’entreprises parfois peu scrupuleuses ou de gangs d’exploitants illégaux, entrant en conflit avec les communautés locales. Les indigènes sont particulièrement vulnérables : ils représentent près de 40 % des victimes recensées par l’ONG en 2015. Avec respectivement 50 et 33 victimes, le Brésil et les Philippines dominent le classement des pays les plus dangereux. Les opposants à l’établissement d’un forage ou d’une exploitation sont généralement abattus par des groupes paramilitaires, mais aussi parfois par la police ou l’armée. L’ONG considère que ces chiffres devraient encore être plus dramatiques en 2016, et rappelle qu’ils sont « alimentés par les choix que font les consommateurs, les entreprises et les investisseurs à l’autre bout de la planète ».

-> Juin 2016 – ONG Global Witness « On Dangerous Ground »

http://www.liberation.fr/planete/2016/06/20/assassinats-les-ecolos-espece-menacee_1460636

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