Quand « les affaires » remplacent « les scandales »: entre litote et doux euphémisme

Depuis que les procès pour diffamation prolifèrent, les médias ne s’expriment plus qu’au conditionnel et semblent avoir banni de leur vocabulaire le terme « scandale » en lui substituant celui « d’affaire » ? A croire que la dimension morale, dont est connotée le  mot « scandale », s’est estompée à mesure que le thème de l’argent a déserté les discours de campagne. Or, si les affaires semblent avoir relégué le scandale dans le registre des historiens, pour l’universitaire Alain Garrigou, c’est parce que « Les périodes de cohabitation, que les politistes regardent comme des « échanges de jeu relâchés », créent un pic. Les affrontements fratricides au sein de la même famille politique un autre ». Et si l’avènement du règne des affaires était d’abord une histoire de fuite?

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